Les Allemands semblent préparer une attaque d’envergure sur l’un des points stratégiques de la ligne de défense française. Si Verdun tombe, la guerre pourrait définitivement basculer en faveur de l’Allemagne.
Malgré les nombreuses mises en garde, le général Joffre, commandant en chef des forces françaises, se refuse à renforcer la zone, persuadé que la vraie bataille se jouera en Champagne.
Quand en janvier 1916 l’attaque ne fait plus le moindre doute, il semble bien tard pour réagir. Seul un miracle pourrait sauver Verdun.
La bd « Verdun – Intégrale » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Intégrale »
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« Je t’embrasse pour la dernière fois, comme un fou. Crie après ma mort contre la justice militaire. »
Dans sa dernière lettre à sa femme, le 11 juin 1916, le sous-lieutenant Gustave Herduin, fusillé sans jugement sur le champ de bataille de Verdun, clame son innocence.
Pour Fernande, son épouse, commence alors une bataille judiciaire de longue haleine pour obtenir sa réhabilitation. Plainte contre les chefs qui ont condamné arbitrairement son mari, polémique de presse, scandale parlementaire, tout est bon pour alerter l’opinion et forcer la main au ministre de la Guerre qui ne veut pas rouvrir le dossier.
Voici l’histoire de dix ans de combat, une histoire d’amour et de fidélité, au nom de la justice et de l’honneur.
La bd « Verdun – Tome 3 – Les Fusillés de Fleury » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Tome 3 – Les Fusillés de Fleury »
La bande dessinée « Verdun – Tome 3 – Les Fusillés de Fleury« , conçue par Jean-Yves Le Naour et magnifiquement illustrée par Iñaki Holgado, se distingue comme une œuvre remarquable dans la littérature graphique historique.
En nous plongeant dans l’histoire poignante de Gustave Herduin, exécuté sans jugement durant la bataille de Verdun, Le Naour ne se contente pas de nous narrer un simple épisode de la Première Guerre mondiale. Il nous invite à méditer sur les notions de justice, d’honneur et de mémoire.
Le récit est un puissant hommage à Fernande Herduin, qui, par son combat inlassable pour réhabiliter la mémoire de son mari, devient une figure emblématique du courage et de la détermination face à l’injustice. Le scénario, solidement ancré dans des faits historiques, est porté par une narration fluide et des dialogues percutants qui captivent le lecteur du début à la fin.
Le talent d’Holgado se manifeste dans chaque planche, où les traits subtils des personnages et l’utilisation judicieuse des ombres et des lumières créent une atmosphère lourde de tension et d’émotion. La palette de couleurs, souvent sombre, accentue le caractère dramatique de l’histoire, rendant justice à la gravité des événements décrits.
Cette bande dessinée n’est pas seulement un récit historique, mais aussi un plaidoyer pour la vérité et la réhabilitation. Le Naour et Holgado réussissent ici une œuvre émouvante et profondément humaine, qui résonnera longtemps dans l’esprit de ses lecteurs
Le commandant Raynal, un officier blessé, se porte volontaire pour une mission désespérée : prendre le commandement du fort de Vaux, aux avant postes des lignes françaises et tenir tête à l’offensive allemande qui avance.
Sans moyens et dans des conditions épouvantables, Raynal et ses hommes vont pourtant se battre avec acharnement, assoiffés et ne tenant que grâce au maigre espoir de l’arrivée de renforts ou d’une contre-offensive salvatrice…
La bd « Verdun – Tome 2 – L’agonie du fort de Vaux » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Tome 2 – L’agonie du fort de Vaux »
Dans « Verdun – Tome 2 : L’agonie du fort de Vaux« , Jean-Yves Le Naour nous livre une bande dessinée captivante qui allie la rigueur historique à une mise en scène poignante des horreurs de la Première Guerre mondiale.
Ce second tome plonge le lecteur dans l’enfer de la bataille pour le fort de Vaux, où le commandant Raynal et ses hommes luttent contre une offensive allemande écrasante. Le scénario, admirablement construit, met en lumière les dilemmes moraux et les souffrances de ces soldats qui, malgré des conditions épouvantables, résistent avec un courage désespéré.
Le Naour parvient à capter l’attention du lecteur en dressant un portrait nuancé de Raynal, un homme à la fois déterminé et vulnérable. Les dialogues, parfois laconiques mais toujours chargés de sens, ajoutent une profondeur émotionnelle qui rend ce récit historique d’autant plus saisissant.
Le travail d’Iñaki Holgado au dessin complète parfaitement le texte. Ses illustrations, qui oscillent entre le chaos des combats et les moments d’introspection, transportent le lecteur au cœur des tranchées et des ruines du fort. La qualité graphique est indéniable, chaque planche étant imprégnée d’une atmosphère pesante qui reflète la brutalité du conflit.
Ce tome réussit à offrir une évocation puissante de la résistance héroïque des poilus. C’est une œuvre qui parvient à captiver et émouvoir, un véritable hommage à ceux qui ont vécu cette période sombre de notre histoire.
Les Allemands semblent préparer une attaque d’envergure sur l’un des points stratégiques de la ligne de défense française, à Verdun.
Mais le Maréchal Joffre se refuse à renforcer la zone, persuadé que la vraie bataille se jouera en Champagne.
Janvier 1916.
L’attaque ne fait plus le moindre doute. Seul un miracle pourrait sauver Verdun. Et le miracle se produit : pendant des jours, la pluie s’abat sur la ville, repoussant l’offensive des troupes allemandes.
La bd « Verdun – Tome 1 – Avant l’orage » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun – Tome 1 – Avant l’orage »
« Verdun – Tome 1 : Avant l’orage » de Jean-Yves Le Naour s’impose comme une bande dessinée incontournable pour les passionnés d’histoire, mais aussi pour les amateurs de récits militaires qui apprécient une approche analytique des événements.
Ce premier volume, illustré avec une précision qui confère au réalisme, se concentre sur les prémices de la bataille de Verdun, révélant les tensions politiques et stratégiques au sein de l’État-Major français.
Le Naour, historien de formation, livre un scénario rigoureux, presque documentaire, qui nous plonge dans les dédales des décisions militaires d’une époque troublée. À travers une narration fluide et des dialogues empreints d’une certaine gravité, l’auteur réussit à capturer l’immobilisme et la confusion qui règnent parmi les responsables militaires. Le général Joffre y apparaît sous un jour sombre, symbolisant à lui seul l’inertie d’un commandement dépassé par les événements.
Les dessins d’Iñaki Holgado et Marko ajoutent une dimension visuelle puissante au récit. Le contraste entre les teintes chaudes des sphères de pouvoir et les couleurs froides des tranchées souligne habilement la dualité entre le confort des élites et la réalité brutale des soldats. Bien que certains visages manquent parfois de distinction, l’ensemble visuel reste captivant et en phase avec l’atmosphère oppressante de l’époque.
Ce premier tome, enrichi de bonus didactiques, se présente ainsi comme une œuvre dense, à la fois informative et saisissante, qui se distingue par son souci du détail et sa profondeur narrative.
Un ouvrage indispensable pour quiconque cherche à comprendre les rouages complexes de la Première Guerre mondiale.
Albums publiés en 2014 aux éditions Ecole Des Loisirs.
Résumé éditeur
L’adaptation du célèbre conte de Charles Dickens publiée le 19 décembre 1843.
Londres, un 24 décembre 18…
Toute la ville s’apprête à fêter Noël… sauf Ebenezer Scrooge, un prêteur sur gages connu pour son avarice et son coeur de pierre.
Le vieil homme tyrannise Bob, son employé, méprise son neveu et ignore la misère qui l’environne. Mais pour Scrooge, cette nuit de Noël ne ressemblera à aucune autre. Le fantôme de Marley, son ancien associé mort sept ans plus tôt, vient le visiter.
Condamné à errer jusqu’à la fin des temps pour expier son avarice et sa dureté de coeur, Marley le prévient : « Si tu continues comme ça, Ebenezer, c’est aussi l’enfer qui t’attend ! »
Scrooge et le fantôme de Marley vont alors passer cette nuit de Noël à errer dans la ville, ils vont se replonger dans le passé d’Ebenezer et se projeter dans les années à venir. Effaré, Scrooge réalise que, s’il n’aime personne, personne ne l’aime non plus et que nul ne le regrettera. À son réveil, Scrooge ne sait plus s’il a ou non rêvé. Ce qu’il sait en revanche, c’est qu’il doit changer de vie ! Et vite !
La bd « Scrooge, Un chant de Noël » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Scrooge, Un chant de Noël »
« Scrooge, Un chant de Noël« , adapté par Rodolphe et magnifiquement illustré par Estelle Meyrand, s’inscrit dans la lignée des réinterprétations contemporaines du célèbre conte de Dickens. Loin d’être une simple transposition, cette bande dessinée capte l’attention par son ambiance visuelle saisissante et son récit poignant, fidèle aux valeurs morales intemporelles que véhicule l’œuvre originale.
Rodolphe réussit avec brio à rendre accessible aux jeunes lecteurs l’histoire du vieil usurier aigri, Ebenezer Scrooge, qui, la veille de Noël, se retrouve confronté à ses fautes passées, présentes et futures, grâce aux interventions de spectres inquiétants. Le scénario, tout en respectant la structure narrative de Dickens, adopte un rythme adapté à un public moderne, où chaque planche participe à l’évolution psychologique du personnage principal.
Les illustrations d’Estelle Meyrand apportent une touche de poésie et de mystère, renforçant le contraste entre la froideur du monde de Scrooge et la chaleur que ce dernier découvre au fil du récit. Les choix esthétiques, tels que l’usage de couleurs douces et de textures riches, contribuent à ancrer l’histoire dans une atmosphère à la fois onirique et nostalgique.
Cette bande dessinée est un petit bijou, aussi esthétique que moralement enrichissant, qui résonnera longtemps après la dernière page tournée.
Les Allemands avancent vers Paris, l’armée française recule et le gouvernement abandonne la capitale au général Gallieni qui ne pourra tenir longtemps face à l’ennemi.
Mais Gallieni découvre que les Allemands délaissent Paris pour poursuivre les soldats français en retraite. C’est l’occasion inespérée de lancer une attaque avec la garnison de Paris !
Mais cette contre-offensive ne pourra fonctionner que si l’armée française fait front. Problème : Joffre, le général en chef, a du mal à accepter les conseils de Gallieni. Alors que la France tangue comme un bateau ivre, se dessine la bataille de la Marne qui va changer le sort du pays et le destin du monde.
La bd « Les Taxis de la Marne » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Taxis de la Marne »
Jean-Yves Le Naour, historien reconnu, s’attaque avec « Les Taxis de la Marne » à un épisode clé de la Première Guerre mondiale, revisitant la légende de ces taxis parisiens qui, en septembre 1914, ont transporté les troupes pour défendre la Marne.
Soutenu par les illustrations précises de Claude Plumail, l’auteur livre une reconstitution minutieuse, plongeant le lecteur dans les méandres des stratégies militaires françaises, avec une attention particulière portée à la relation complexe entre les généraux Joffre et Gallieni.
La bande dessinée brille par son exactitude historique. Le Naour ne se contente pas de répéter les faits bien connus, mais cherche à réhabiliter le rôle souvent négligé de Gallieni, mettant en lumière sa clairvoyance face à l’orgueil de Joffre.
Cependant, cette rigueur se fait parfois au détriment de l’émotion. Les personnages, bien que finement dessinés, manquent de profondeur humaine, laissant le lecteur spectateur d’une série d’événements plus qu’acteur de ce drame historique. Cette distance est accentuée par le choix de Plumail de privilégier un style graphique sobre, efficace pour la reconstitution des décors, mais qui peine à transmettre l’intensité des moments critiques.
« Les Taxis de la Marne » s’impose comme un outil pédagogique d’une grande valeur, mais il manque parfois l’élan nécessaire pour captiver pleinement. C’est une œuvre qui plaira avant tout aux passionnés d’histoire militaire.
Adapté du roman de Yasmina Khadra publié le 20 juillet 2005.
Au cœur du conflit israélo-palestinien.
Amine Jaafari, arabe et israélien, est un chirurgien reconnu à Tel Aviv où il vit avec son épouse.
Un jour, après un attentat meurtrier, la police israélienne l’informe que la kamikaze est… sa femme.
Brisé par cette révélation, Amine décide d’aller à la rencontre de ceux qui l’ont poussée à commettre le pire.
À la recherche de la vérité, il va devoir se confronter à une réalité qu’il a refusée de voir, lui, l’Arabe si bien intégré du bon côté du mur.
Loïc Dauvillier et Glen Chapron signaient en 2012 une adaptation vibrante du roman de Yasmina Khadra, vendu à plus d’un million d’exemplaires en France et traduit dans plus de 20 pays.
Dix ans plus tard, cette tragédie au cœur du conflit israélo-palestinien reste malheureusement aussi pertinente et utile à la réflexion et aux mémoires. Évitant l’écueil des jugements de valeur, l’œuvre suscite plus de questions qu’elle ne donne de réponses et confronte le lecteur avec la douleur de chaque camp…
La bd « L’Attentat » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Attentat »
« L’attentat« , une œuvre poignante de Loïc Dauvillier et Glen Chapron, transpose brillamment le roman de Yasmina Khadra en bande dessinée.
Ce récit puissant suit Amine Jaafari, un chirurgien arabe israélien dont la vie bascule lorsque sa femme est identifiée comme kamikaze. Ce bouleversement personnel entraîne le lecteur dans une quête déchirante de vérité et de compréhension.
Dauvillier parvient à capter l’essence du roman de Khadra, en mettant en lumière les dilemmes moraux et les tragédies humaines au cœur du conflit israélo-palestinien.
Les illustrations de Chapron, avec leur style à la fois sobre et expressif, renforcent l’impact émotionnel de l’histoire, offrant une dimension visuelle qui accentue la profondeur du récit.
On ne peut que saluer la fidélité de l’adaptation et la manière dont elle aborde des thèmes complexes tels que le terrorisme, l’identité et le deuil sans tomber dans le manichéisme. Cette bande dessinée est non seulement une adaptation réussie, mais aussi une œuvre autonome puissante, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur les conséquences personnelles de la violence et du conflit.
« L’attentat » est une lecture incontournable pour ceux qui cherchent à comprendre les réalités humaines derrière les événements tragiques. Cette bande dessinée démontre avec brio le potentiel de la BD pour traiter des sujets sérieux et émouvants.
Il y a les héros, il y a les salauds. Avec parfois un mélange imprécis des deux. Ainsi Bourges pendant l’Occupation, entre 1942 et 1944, a vu se croiser deux personnages aussi contraires qu’incroyables : le « bon » soldat allemand, le frère Alfred Stanke, un franciscain muté comme infirmier à la prison du Bordiot ; le « mauvais » français, Pierre-Mary Paoli, un jeune homme d’Aubigny-sur-Nère, embauché par la Gestapo. Celui-ci deviendra le plus atroce tortionnaire de ses compatriotes, celui-là se fera le sauveur de nombre d’entre eux. Et l’éternelle question se pose : entre le courage de l’un et la lâcheté de l’autre, quel camp aurions nous choisi en pareilles circonstances ?
La bd « Le Saint et l’assassin – Le franciscain de Bourges et Paoli » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Saint et l’assassin – Le franciscain de Bourges et Paoli »
En ouvrant Le Saint et l’Assassin – Le franciscain de Bourges et Paoli de Bernard Capo, on plonge dans un pan méconnu de l’histoire de Bourges. D’un côté, le franciscain, ce prêtre qui sauva des vies au péril de la sienne, et de l’autre, Pierre-Marie Paoli, agent de la Gestapo, dont le nom résonne encore dans les mémoires locales. Une dualité frappante, portée par un récit à la fois intime et universel.
Les dessins, précis et empreints de réalisme, plongent le lecteur dans les ruelles de Bourges, presque comme s’il marchait lui-même sur les pavés de l’époque. On reconnaît des lieux familiers, comme l’église Saint-Bonnet ou le palais Jacques-Cœur, qui ancrent davantage l’intrigue dans le réel.
Une œuvre qui mérite d’être lue, à la fois pour ses qualités graphiques et pour la mémoire qu’elle préserve.
Pour aller plus loin dans l’univers de la BD « Le Saint et l’assassin – Le franciscain de Bourges et Paoli »
Le Site « Mémoire » et son article « Alfred Stanke, le franciscain de Bourges« .
Reportage vidéo sur Pierre Paoli
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
1924, Mona est ouvrière dans l’une des usines de sardines de Douarnenez.
Elle vit au rythme de la cloche et de l’arrivée des bateaux de pêche. Face à un quotidien de plus en plus difficile, son mari pense qu’il est temps que leur fille rejoigne aussi l’usine.
Mais en novembre, une poignée de sardinières se soulève contre les conditions de travail et déclare la grève.
Mona commence à rêver d’un autre avenir et rejoint les rangs des manifestantes, contre l’avis de sa famille.
Dans la rue, toutes s’élancent : les cantiques bretons qui rythmaient le travail sont remplacés par le chant des Penn-Sardin en lutte.
La bd « Le chœur des sardinières » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le chœur des sardinières »
Léah Touitou et Max Lewko livrent avec Le Chœur des sardinières un récit graphique retraçant la grève historique des ouvrières de Douarnenez en novembre 1924. Cette bande dessinée documentaire nous plonge au cœur d’un épisode fondateur des luttes sociales féminines, transformant un événement historique majeur en une BD accessible et profondément humaine.
L’album s’ancre solidement dans la réalité de l’époque, restituant avec minutie l’univers des conserveries douarnenistes où travaillaient plus de 2 000 ouvrières, surnommées les « Penn Sardin » – littéralement « têtes de sardines » en breton. Léah Touitou et Max Lewko n’épargnent aucun détail : les cadences infernales, les journées de 15 heures, les salaires dérisoires de 0,80 franc de l’heure quand le kilo de beurre coûtait 15 francs. Cette documentation rigoureuse révèle un véritable travail journalistique, où chaque élément narratif s’appuie sur des sources historiques vérifiées.
L’authenticité du récit se manifeste particulièrement dans l’usage des expressions bretonnes, notamment le célèbre cri de ralliement « Pemp real a vo ! » (Cinq réaux ce sera !), qui rythmait les manifestations.
Le choix narratif de suivre trois générations de femmes – Mona, sa mère Mamm-Gozh et sa fille Soazig – permet d’incarner magistralement les transformations sociales de l’époque. Cette approche transgénérationnelle révèle l’évolution des mentalités et des prises de conscience, depuis la résignation des anciennes jusqu’à l’éveil révolutionnaire des plus jeunes.
Mona, personnage central, incarne parfaitement cette tension entre tradition et émancipation. Sa lutte intérieure face aux attentes patriarcales et son aspiration à un avenir différent pour sa fille traduisent avec finesse la complexité psychologique de ces femmes prises entre soumission sociale et désir de liberté.
Max Lewko déploie une approche visuelle particulièrement appropriée, alternant entre trait rond et reconstitution soignée. Son style conjugue expressivité des visages marqués par l’épuisement et représentation authentique des foules en mouvement. Les dessins au trait et à l’aquarelle, aux couleurs froides, traduisent parfaitement l’atmosphère de la petite ville bretonne et la dureté des conditions de travail.
Au-delà de son aspect documentaire, Le Chœur des sardinières résonne puissamment avec les enjeux contemporains. La victoire finale des grévistes, qui obtiennent leur augmentation salariale et la reconnaissance de leurs droits, offre une note d’espoir particulièrement bienvenue dans le contexte actuel des luttes sociales.
Le Chœur des sardinières s’impose comme une BD conjuguant rigueur historique et puissance du scénario pour offrir un hommage vibrant à ces pionnières de l’émancipation féminine. Un roman graphique indispensable qui rappelle que les conquêtes sociales ne s’obtiennent jamais sans lutte, mais que la solidarité peut faire tomber les murs les plus épais.
Pour aller plus loin dans l’univers de la BD « Le chœur des sardinières »
Charlemagne, Marco Polo, Louis XIV, Pasteur, la Guerre de 39/45… Qui ne connaît pas ces noms ou ces événements célèbres ?
Mais savez-vous exactement à quelle époque ces personnages illustres ont vécu et à quel moment se sont déroulés ces événements célèbres ?
Les ouvrages de cette collection vous renseigneront utilement par le texte et par l’image sur les grands hommes et les grands événements qui ont fortement marqué l’Histoire.
Ils vous apprendront aussi comment les gens s’habillaient, comment ils vivaient et travaillaient aux différentes époques de cette Histoire.
La bd « Marie Curie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Marie Curie »
Élisabeth Metzger, avec « Marie Curie« , nous offre une immersion captivante dans la vie de l’une des scientifiques les plus influentes de l’histoire.
Destinée aux jeunes lecteurs, cette bande dessinée parvient à vulgariser des concepts scientifiques complexes tout en dépeignant avec justesse les défis personnels et professionnels de Marie Curie.
Les illustrations de Pierre Le Guen enrichissent le récit par leur précision et leur sensibilité, transportant les lecteurs dans l’univers de Curie avec une authenticité touchante.
Le récit met en lumière non seulement les découvertes scientifiques majeures, comme la radioactivité, mais aussi les obstacles que Marie Curie a dû surmonter en tant que femme dans un monde dominé par les hommes.
La narration fluide de Metzger capture l’essence de la détermination et du courage de Curie, inspirant les jeunes lecteurs à poursuivre leurs rêves malgré les défis.
« Marie Curie » est une œuvre éducative et inspirante, idéale pour initier les jeunes à l’histoire des sciences tout en rendant hommage à une figure féminine emblématique.
Une lecture essentielle pour les jeunes esprits curieux et passionnés de science.
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