Le Horla
Bande dessinée publiée en 2026 aux éditions Futuropolis.
Résumé éditeur
D’après le roman de Guy de Maupassant publié le 26 octobre 1886.

Dans un journal intime, le narrateur rapporte ses angoisses et ses troubles. Il sent progressivement, autour de lui, la présence d’un être invisible qui semble se nommer le Horla.
Il sombre peu à peu dans une forme de folie en cherchant à se délivrer de cet être surnaturel qui, chaque nuit, le terrasse et boit sa vie. Même si on connait ou croit connaître la nouvelle de Guy de Maupassant, la peur s’installe.
Porté par le dessin charbonneux et expressif de Paul et Gaëtan Brizzi, le récit se dévoile sous une nouvelle forme.
Les auteurs suggèrent des formes spectrales, un monstre indéfinissable. Frisson garanti.
Publié en 1887, Le Horla est un modèle de la nouvelle fantastique, régulièrement étudié au collège. C’est aussi une description du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience… « La bibliothèque fantastique » de Paul et Gaëtan Brizzi. C’est une nouvelle collection chez Futuropolis.
À raison d’un titre par an, les frères Brizzi adapteront nouvelles ou courts romans de littérature fantastique. Après Guy de Maupassant, rejoindront la collection : Alexandre Dumas, Gaston Leroux…
La bd « Le Horla » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Horla »
Paul et Gaëtan Brizzi ouvrent leur nouvelle collection consacrée au fantastique en s’attaquant à un sommet du genre, Le Horla de Guy de Maupassant. La nouvelle, parue à la fin du dix-neuvième siècle, prend la forme d’un journal intime. Un homme y consigne ses angoisses : il se croit épié par une présence invisible, un être qu’il finit par nommer le Horla, et qui, nuit après nuit, semble boire sa vie. De doute en terreur, il glisse vers la folie.
L’adaptation respecte l’esprit du texte sans le suivre servilement. Paul et Gaëtan Brizzi ont resserré le récit sur l’essentiel, cette lente contamination d’un esprit par la peur. Le choix de la première personne, du journal tenu au fil des jours, place le lecteur au plus près du narrateur, jusqu’à partager son incertitude : le Horla existe-t-il, ou n’est-il que le nom d’une raison qui se défait ? Là est toute la force de Guy de Maupassant, et l’album la préserve.

Les frères Brizzi travaillent au fusain, dans un noir et blanc charbonneux qui laisse les ombres envahir la page. Ils ne montrent jamais vraiment la créature : ils la suggèrent, forme trouble au coin d’une case, tache qui s’épaissit. Cette peur de l’invisible, difficile à mettre en images, trouve ici une réponse juste.
En ne montrant jamais vraiment le Horla, Paul et Gaëtan Brizzi font du hors-champ et de l’ombre au fusain les vrais moteurs de la peur. À conseiller aux amateurs de fantastique et de littérature du dix-neuvième siècle, aux lecteurs de Guy de Maupassant curieux de le redécouvrir en images.













