Adapté du roman de Jean Rouaud publié le 31 aout 1990.
Les Champs d’Honneur, adaptation du roman éponyme qui reçut le prix Goncourt en 1990, esquisse par touches successives, poignantes et émouvantes l’histoire d’une famille frappée par les disparitions prématurées de certains de ses membres.
Famille unie, soudée autour des figures emblématiques de tante Marie et Grand-Père, elle nous révèle par-delà les générations, l’histoire des disparus de la Grande Guerre.
Minutieusement mis en image, chaque portrait nous saisit par sa justesse, sa délicatesse et nous renvoie à notre propre histoire.
La bd « Les Champs d’honneur » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Champs d’honneur »
Avec « Les Champs d’honneur« , Denis Deprez nous plonge dans une adaptation visuelle à la fois poétique et poignante du roman de Jean Rouaud.
Ses illustrations à l’aquarelle, aux contours vaporeux et presque éthérés, traduisent avec une rare délicatesse les ambiances embrumées du pays nantais. Chaque page semble habillée d’une mélancolie subtile qui fait écho à la douleur intime de la famille touchée par les ravages de la Première Guerre mondiale. Le choix de l’aquarelle confère à cette bande dessinée une atmosphère singulière, où la mémoire se mêle aux rêves, comme si les souvenirs des personnages eux-mêmes se dissolvaient dans le paysage.
Denis Deprez parvient, sans s’attacher rigoureusement au texte d’origine, à distiller la dimension humaine et intime du récit de Jean Rouaud. La narration se construit dans un rythme paisible, laissant au lecteur le temps de s’imprégner des émotions à fleur de peau des personnages. L’héritage des générations passées, les pertes subies et la fragilité de la condition humaine y sont explorés avec une profondeur admirable.
En choisissant de mettre l’accent sur l’atmosphère et la sensibilité des personnages plutôt que sur la stricte fidélité au texte, Denis Deprez offre une expérience graphique bouleversante.
Au beau milieu de l’été, un an après la libération de la capitale par les troupes du Général Leclerc, c’est sous une chaleur harassante que la foule s’agglutine devant les portes du Palais de Justice. Et pour cause, c’est aujourd’hui qu’à lieu le procès du maréchal Pétain.
Le procès d’un vieux monsieur de 89 ans, que l’on dit sénile et dont on a du mal à croire qu’il fut tour à tour sauveur de la République puis meneur de l’ignoble Collaboration.
Seulement 3 mois après la capitulation finale de l’Allemagne nazie, c’est le procès retentissant de l’un des personnages les plus controversés de l’histoire de France qui commence…
Philippe Saada nous raconte le déroulement du procès Pétain dans un passionnant documentaire en BD, illustré par l’un des habitués de LaRevue Dessinée : Sébastien Vassant.
Permettant d’entrevoir tous les tenants et aboutissants de cet épisode crucial de l’après-guerre, cet ouvrage – adapté du film documentaire éponyme diffusé en 2015 sur Planète et France 5 – se révèle d’utilité publique.
La bd « Juger Pétain » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Juger Pétain »
« Juger Pétain » de Philippe Saada, illustré par Sébastien Vassant, est une bande dessinée qui se distingue par sa rigueur historique et sa capacité à plonger le lecteur dans l’atmosphère tendue du procès du maréchal Pétain. Adaptée du documentaire de Saada, l’œuvre explore les nuances d’un personnage controversé et les complexités du contexte de l’après-guerre en France.
Le récit, qui se déroule pendant les trois semaines d’audience en 1945, réussit à capturer la tension palpable de ce moment historique.
Les dessins de Vassant, précis et évocateurs, ajoutent une dimension visuelle immersive qui permet au lecteur de se sentir comme un spectateur dans la salle d’audience. La bande dessinée excelle à détailler chaque témoignage et à contextualiser les événements, rendant l’histoire accessible sans sacrifier la profondeur.
La force de « Juger Pétain » réside dans sa capacité à présenter une vision équilibrée et nuancée de l’homme et de ses actions. Pétain, héros de Verdun devenu symbole de la collaboration avec l’ennemi, est dépeint dans toute sa complexité. Les auteurs ne cherchent pas à excuser ses actes, mais plutôt à offrir une perspective qui invite à la réflexion sur les dilemmes moraux et politiques de l’époque.
Cette approche équilibrée peut parfois dérouter les lecteurs moins familiers avec l’histoire de Vichy, en risquant de paraître trop indulgente envers Pétain.
« Juger Pétain » reste une œuvre incontournable. Elle offre une plongée détaillée et émotive dans un procès qui a marqué l’histoire de France, réussissant le pari difficile de rendre la complexité historique accessible et engageante.
Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Bande dessinée publiée en 2022 aux éditions Futuropolis.
Résumé éditeur
D’après le roman de Anne-Laure Bondoux publié en 25 septembre 2014.
Fuyant la guerre, un homme et une femme se sont réfugiés dans une forêt inconnue. L’homme, Bo, est un colosse.
La femme, Hama, a perdu ses deux mains. Elle donne naissance à une fille, Tsell. Tous trois sont bientôt recueillis par un petit peuple vivant sous terre dans un immense refuge, un véritable dédale de galeries : le Bas.
D’où viennent Bo et Hama ? Quels malheurs ont-ils subis, qui les ont forcés à quitter leur foyer ? Quelle est leur histoire ?
Un récit graphique dense, puissant et hypnotique, adapté du roman d’Anne-Laure Bondoux.
La bd « Tant que nous sommes vivants » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tant que nous sommes vivants »
Frédéric Bihel, avec son adaptation de « Tant que nous sommes vivants« , propose une bande dessinée qui transcende les frontières du genre. Adaptée du roman d’Anne-Laure Bondoux, cette œuvre graphique nous entraîne dans un monde où se mêlent le fantastique et la réalité, le tout enveloppé dans une atmosphère à la fois onirique et sombre.
Le récit suit Bo et Hama, un couple fuyant la guerre, qui trouve refuge dans un monde souterrain mystérieux. La narration, tout en délicatesse, dévoile progressivement les tragédies qui ont façonné leurs vies, créant un lien émotionnel puissant entre les personnages et le lecteur. Bihel, à travers son art, parvient à capter la profondeur de ces émotions, rendant chaque planche presque palpable.
Graphiquement, l’album est un tour de force. Les illustrations de Bihel, tout en nuances, capturent à la perfection la dualité de l’histoire : la beauté fragile de l’amour face à l’âpreté de la survie. L’utilisation de couleurs sombres et de lumières tamisées renforce l’ambiance oppressante du récit, tout en offrant des moments de pure poésie visuelle.
En résumé : une œuvre à la fois bouleversante et envoûtante, qui restera gravée dans l’esprit des lecteurs longtemps après la dernière page tournée. « Tant que nous sommes vivants » est un exemple brillant de la manière dont la bande dessinée peut fusionner avec la littérature pour créer une expérience narrative unique.
La bande annonce de la bd « Tant que nous sommes vivants »
Bande dessinée publiée en 2003 aux éditions Dargaud.
Résumé éditeur
D’après le roman de Albert Cossery publié le 12 octobre 1999.
Le Caire, capitale jadis resplendissante, aujourd’hui délabrée. Une multitude désœuvrée déambule tranquillement dans un chaos de voitures qui semblent n’obéir à rien. Attablé à une terrasse de café, Ossama, voleur de son état, pas un voleur légaliste comme n’importe quel banquier, mais un modeste voleur aux revenus aléatoires guette sa proie : un type arrogant qui s’agite dans l’espoir d’attirer l’attention de son chauffeur. Trois minutes plus tard, le type est délesté de son portefeuille en croco, dans lequel Ossama trouve une lettre qui compromet à la fois le type au portefeuille (promoteur véreux mouillé dans un génocide immobilier, cinquante morts sous les décombres d’un de ses immeubles) et le ministère des Travaux publics.
Devenu » par décret divin » dépositaire d’un scandale de niveau ministériel, Ossama ne sait comment faire exploser cette bombe. Par l’intermédiaire de son maître Nimr qui lui a appris le métier, il rencontre le lettré Karamallah, un homme qui vit dans le cimetière avec les milliers de sans logis installés là sans rien demander à personne. Et cet homme sage, très amusé par la lettre mais persuadé qu’elle n’a rien d’une bombe : le banditisme des hautes sphères étant une péripétie communément admise, trouve un moyen » plaisant » de l’utiliser. Un moyen qui démasque, dans un grand rire salvateur, la face ignoble et grotesque du pouvoir et toutes les couleurs de l’infamie.
Amoureux du Caire, Golo rêvait de dessiner la ville à travers les romans du grand écrivain égyptien Albert Cossery, rêve réalisé en 1991 avec Mendiants et Orgueilleux, et aujourd’hui avec Les Couleurs de l’infamie.
Les Couleurs de l’infamie est une adaptation fidèle du roman éponyme, Golo ayant conservé au maximum les dialogues savoureux de l’auteur et l’élégance de son langage, joliment soutenus par la chaleur et la vivacité du dessin. C’est aussi une belle rencontre, Cossery ayant fait confiance à Golo et l’ayant laissé entièrement libre, tout en répondant aimablement à la moindre de ses questions. Cet hommage de Golo à Cossery » un homme libre » est aussi une balade dans l’âme d’une ville, avec des personnages irrésistibles (y compris les rôles secondaires, comme le père d’Omassa) qui cultivent une philosophie artisanale tout à fait réjouissante cet humour très spécial, fait de dérision et de joie de vivre, qui tient lieu de résistance aux habitués de la débrouille.
Cet album est doublement réussi. En tant que bande dessinée, originale, drôle et tendre, et en tant que mise en appétit : il nous donne envie, si ce n’est déjà fait, de découvrir Albert Cossery, le » vagabond céleste « .
La bd « Les Couleurs de l’infamie » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les Couleurs de l’infamie »
« Les Couleurs de l’infamie » de Golo est une plongée saisissante dans les ruelles et les contrastes du Caire moderne.
En adaptant le roman d’Albert Cossery, Golo conserve l’humour caustique et la profondeur philosophique qui caractérisent l’œuvre originale. Nous suivons Ossama, un pickpocket attachant, dont le vol accidentel d’une lettre compromettante devient le déclencheur d’une satire audacieuse sur la corruption endémique de la société.
Graphiquement, Golo opte pour un trait naïf et des couleurs éclatantes, capturant la vitalité de la ville et de ses habitants. Ce style unique transporte le lecteur dans un univers où les ambiances prennent le pas sur les détails, conférant au Caire un caractère à la fois mystérieux et vibrant. Ce choix souligne avec brio le chaos ordonné de cette métropole.
La fidélité de Golo aux dialogues d’Albert Cossery est remarquable. Les échanges entre les personnages, empreints de cynisme et de sagacité, révèlent des vérités universelles avec une légèreté désarmante. La BD devient alors une critique sociale incisive qui, tout en dénonçant les injustices, sait aussi célébrer la résilience et l’ingéniosité des opprimés.
« Les Couleurs de l’infamie » est une œuvre aussi divertissante que réfléchie. Golo réussit à offrir un regard critique, mais plein d’humanité, sur une société en quête d’équilibre entre modernité et tradition.
« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre« . Par cette phrase, s’ouvre l’un des textes fondateurs les plus importants de la tradition biblique. Cette adaptation fidèle de la Genèse et de l’Exode retranscrit certains des passages les plus emblématiques de la Bible, comme Adam et Ève à l’Eden, le Déluge ou encore la libération du peuple juif et sa traversée de la mer Rouge sous la conduite de Moïse.
La bd « La Bible – L’Ancien Testament – La Genèse et l’Exode » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bible – L’Ancien Testament – La Genèse et l’Exode »
La bande dessinéeLa Bible – L’Ancien Testament : La Genèse et l’Exode, signée Damir Zitko, Michel Dufranne et Jean-Christophe Camus, est un tour de force visuel et narratif.
En adaptant les récits fondateurs de la Genèse et de l’Exode, les auteurs relèvent le défi d’offrir une représentation fidèle et respectueuse de textes anciens, souvent jugés inaccessibles au grand public.
Les illustrations de Damir Zitko apportent une puissance visuelle indéniable : chaque planche est soigneusement travaillée, avec un souci du détail qui rend les scènes d’Adam et Ève, du Déluge ou de la traversée de la mer Rouge à la fois captivantes et saisissantes. La profondeur des couleurs et l’expressivité des personnages ajoutent à l’immersion, offrant aux lecteurs une véritable plongée dans un monde biblique aux dimensions époustouflantes.
Sur le plan narratif, Michel Dufranne et Jean-Christophe Camus parviennent à retranscrire les textes de manière fluide et compréhensible, sans sacrifier la richesse de la source. Ce choix de fidélité permet une transmission authentique des récits tout en restant accessible aux néophytes.
Cette œuvre, rassemblant en un volume les quatre tomes précédemment publiés, est un choix judicieux pour une lecture continue. La Bible – L’Ancien Testament : La Genèse et l’Exode s’impose comme une adaptation littéraire et artistique incontournable, offrant une porte d’entrée fascinante vers l’un des textes fondateurs de l’humanité.
Une réussite pour amateurs d’histoire sacrée et lecteurs avides de découvertes visuelles.
Bande dessinée publiée en 2020 aux éditions La Boite à Bulle.
Résumé éditeur
L’histoire vraie d’une jeune Alsacienne et de ses amies, devenues passeuses de prisonniers de guerre par application des idéaux scouts.
Alice est une jeune fille de la petite bourgeoisie strasbourgeoise. En septembre 1939, à 21 ans, cette guide de France, anticonformiste et francophile s’engage comme infirmière dans l’armée française. Après la débâcle, elle rentre chez ses parents à Strasbourg, en Alsace, que les Allemands s’emploient à nazifier.
Très vite, Alice s’insurge contre la situation et, avec ses amies Guides de France, elle constitue une équipe clandestine qui vient en aide aux prisonniers de guerre français et étrangers enfermés dans les casernes de la ville.
Pendant deux ans, elles recueillent, nourrissent, munissent de faux papiers et exfiltrent d’Alsace près de 500 prisonniers de guerre ou d’alsaciens fuyant le Reichsarbeitsdienst, le service du travail du Reich. Mais suite à une imprudence, le réseau est repéré, les filles arrêtées, et enfermées dans la forteresse de Ziegenhain (près de Kassel). Lucienne, la cheffe d’équipe est condamnée à mort. En septembre 1944, Strasbourg est libéré, Alice n’a alors plus qu’une idée en tête, s’évader, et retrouver sa famille.
La bd « Têtes de mule – Six jeunes alsaciennes en résistance » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Têtes de mule – Six jeunes alsaciennes en résistance »
Écrit par Étienne Gendrin, « Têtes de mule – Six jeunes alsaciennes en résistance » est une bande dessinée poignante et vibrante qui retrace l’histoire vraie de six jeunes Alsaciennes durant l’occupation allemande. Cette œuvre, publiée en 2020, est non seulement un hommage émouvant à ces héroïnes méconnues, mais aussi un témoignage historique richement documenté.
Gendrin s’appuie sur les souvenirs d’Alice Daul, une des protagonistes, pour nous plonger dans l’Alsace annexée des années 1940. À travers une recherche minutieuse et un travail de documentation approfondi, l’auteur parvient à recréer l’ambiance et les défis de cette époque troublée.
Les dessins à l’aquarelle, d’une beauté et d’une précision remarquables, confèrent une dimension presque poétique à ce récit dramatique. Les personnages, dessinés avec une grande humanité, sont à la fois touchants et inspirants.
Le scénario, fluide et bien rythmé, met en lumière le courage et la détermination de ces jeunes filles, membres du mouvement scout des Guides de France. Leur engagement, parfois inconscient mais toujours fervent, les conduit à exfiltrer près de 500 prisonniers de guerre de l’Alsace annexée, malgré les risques et les sacrifices. Gendrin réussit à rendre palpable leur soif de liberté et leur refus de l’injustice, tout en illustrant les aspects moins glorieux de leur quotidien de résistantes.
« Têtes de mule – Six jeunes alsaciennes en résistance » est une œuvre magistrale qui marie habilement histoire et émotion. Elle constitue une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale et à la résistance, offrant une perspective unique et profondément humaine sur le rôle crucial des femmes dans ces moments de grande noirceur.
Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale
Bande dessinée publiée en 2015 aux éditions Nouveau Monde.
Résumé éditeur
Enquête sur ces hommes qui ont percé les secrets du Big Bang.
1964 à Holmdel, New Jersey.
En réparant une antenne, deux jeunes radioastronomes détectent un bruit de fond, omniprésent.
À ce moment débute une enquête qui les conduit à remonter un demi-siècle d’histoire, en suivant les traces de scientifiques fameux comme Einstein et Hubble, mais aussi moins connus, tels Lemaître, de Gamow, Hoyle.
Chacun a entrevu une partie de la solution, mais aucun n’a su reconstituer l’image entière. Mais aujourd’hui, un « simple » ronflement capté à travers les étoiles dissimule peut-être la réponse à une des plus grandes questions que se pose l’humanité : quand et comment notre monde a-t-il commencé ?
La bd « Cosmicomic » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Cosmicomic »
« Cosmicomic » de Rossano Piccioni est une œuvre qui se distingue par son ambition et son originalité, plongeant les lecteurs dans une exploration fascinante de l’univers et de ses mystères. Cette bande dessinée, qui mêle habillement science-fiction et philosophie, se révèle être une aventure intellectuelle stimulante.
L’histoire de « Cosmicomic » suit une enquête sur les origines du Big Bang, un sujet rarement abordé avec autant de profondeur dans le domaine de la bande dessinée. Piccioni réussit à rendre accessible des concepts scientifiques complexes, tout en maintenant une narration poétique et immersive. Cette combinaison audacieuse offre une lecture qui pousse à la réflexion sur des questions existentielles, tout en captivant par ses rebondissements et ses découvertes inattendues.
Le dessin de cette œuvre contribue efficacement à l’ambiance générale. Les illustrations , caractérisées par leur clarté et leur sobriété, parviennent à évoquer l’immensité et le mystère de l’univers, malgré une certaine froideur qui peut nuire à l’immersion totale du lecteur. Néanmoins, ce style minimaliste permet de mettre en avant la richesse du scénario et des dialogues. Piccioni réussit à rendre son œuvre accessible grâce à une narration fluide et bien structurée. Le rythme du récit, parfois inégal, n’enlève rien à l’intérêt global de l’intrigue.
« Cosmicomic » est une bande dessinée ambitieuse qui ne manquera pas de séduire les amateurs de science et de philosophie. Pour ceux qui cherchent une aventure intellectuelle à travers l’univers, « Cosmicomic » est une recommandation de choix.
Album publié en 2008 aux éditions du Reynald Secher.
Résumé éditeur
Cette bande dessinée vous aide à mieux comprendre ces 300 jours et 300 nuits qui ont écrit cette page incroyable de l’ histoire Française : Verdun…
Histoire faite de grandeur et d’abjection, de beauté et d’horreur, d’héroïsme et d’abnégation mais aussi de boue de sécheresse, de chaleur, de froid, de faim, de soif, d’odeurs insoutenables.
Les causes, la nature, l’expression de cette confrontation expliquent que dans les consciences allemandes et françaises, Verdun ait ce statut si particulier et soit resté « la bataille » de la Première Guerre mondiale.
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Verdun : 21/02/1916 – 18/12/1916 »
La bande dessinée « Verdun : 21/02/1916 – 18/12/1916 » de Reynald Secher, avec les illustrations poignantes de Jean-Claude Cassini, s’affirme comme une œuvre incontournable pour les passionnés d’histoire.
En 48 pages, ce duo parvient à encapsuler l’horreur et la bravoure de la bataille de Verdun, un des épisodes les plus marquants de la Première Guerre mondiale.
Les dessins de Cassini capturent de manière saisissante l’atmosphère infernale des tranchées : la boue omniprésente, la chaleur suffocante, le froid mordant, et l’odeur insoutenable de la mort.
Chaque case est une fenêtre ouverte sur l’enfer vécu par les soldats, rendant palpable leur abnégation et leur héroïsme. Les couleurs et les détails graphiques accentuent l’immersion, transportant le lecteur au cœur des combats.
Le scénario, coécrit par Secher et Guy Lehideux, est à la fois didactique et émouvant. Il réussit à expliquer les enjeux stratégiques et humains de Verdun, tout en rendant hommage à la mémoire des combattants. La narration, rythmée et bien documentée, offre une perspective équilibrée des horreurs et des grandeurs de cette bataille titanesque.
Cette bande dessinée est une réussite éclatante qui combine art et histoire pour offrir une expérience aussi éducative que poignante. Elle est un hommage vibrant à ceux qui ont vécu et survécu à Verdun.
D’après le roman de Jean Teulé publié le 7 mai 2009.
À l’été 1870, alors que la puissance de l’armée prussienne décide du sort du second Empire, le moral du peuple français est au plus bas.
Quand un jeune notable de Dordogne, Alain de Monéys, se rend à la foire d’Hautefaye, il ne sait pas que c’est pour y subir les pires tortures, jusqu’à son meurtre et sa dévoration par une foule rendue hystérique d’avoir cru l’entendre dire : « à bas la France »…
La bd « Mangez-le si vous voulez » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Mangez-le si vous voulez »
Dans Mangez-le si vous voulez, Dominique Gelli revisite avec audace un épisode choquant de l’Histoire française, un fait divers tragique survenu en 1870 dans un village de Dordogne.
Adaptée du roman de Jean Teulé, cette bande dessinée n’adoucit aucunement la réalité : Dominique Gelli peint, à travers un graphisme ciselé et des choix narratifs percutants, la montée irrationnelle de la violence collective.
L’univers visuel de Dominique Gelli fascine par sa force d’évocation. Le trait, oscillant entre précision et distorsion, renforce l’intensité émotionnelle du récit. Les visages déformés par la colère, l’utilisation des ombres, et des cadrages serrés créent une atmosphère oppressante, presque asphyxiante, qui entraîne le lecteur dans une spirale de tension. Loin de chercher à adoucir les scènes, Dominique Gelli montre avec une maîtrise glaçante le basculement de gens ordinaires en bourreaux déchaînés.
Le scénario, fidèle à l’œuvre originale, évite les écueils de la simple illustration d’horreur. Au contraire, il invite à une réflexion profonde sur la folie de la foule, sur la manière dont un individu peut devenir le catalyseur de peurs et d’angoisses refoulées. En dépeignant avec tant de justesse la déshumanisation progressive de ses personnages, Dominique Gelli nous offre une lecture poignante, qui, malgré l’horreur, parvient à interroger notre propre rapport à l’inhumanité.
Mangez-le si vous voulezdépasse le simple fait divers pour se transformer en un miroir troublant de nos pulsions humaines, un ouvrage captivant et inoubliable pour tout amateur de bande dessinée engagée.
Album publié en 2020 aux éditions du Calmann-Lévy.
Résumé éditeur
D’après le roman de Victor Hugo publié le 16 mars 1831.
Victor Hugo a publié Notre-Dame de Paris en 1831. Ce fut un succès immédiat.
Ce roman graphique est une invitation à découvrir, ou redécouvrir, ce chef-d’œuvre, avec les mots de Victor Hugo.
Un euro par ouvrage sera versé pour la reconstruction de la cathédrale.
La bd « Notre-Dame de Paris » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Notre-Dame de Paris »
La bande dessinée Notre-Dame de Paris de Damien Macdonald se distingue par son audace artistique et sa profonde fidélité à l’œuvre de Victor Hugo, tout en apportant une interprétation visuelle poignante et contemporaine.
Damien Macdonald réussit à capturer la théâtralité et la noirceur de ce classique gothique en explorant le contraste saisissant du noir et blanc, ce qui confère à chaque page une intensité dramatique. Ce choix graphique, à la fois austère et expressif, recrée la monumentalité de la cathédrale de Paris et l’ombre du Moyen Âge, un cadre idéal pour les tourments de Quasimodo, Esmeralda, et Frollo.
À travers un trait anguleux et brut, les visages des personnages s’animent d’une puissance émotionnelle intense, plongeant le lecteur dans un univers où se mêlent passion, obsession et tragédie. Les détails des costumes et des décors capturent la dureté et la richesse de l’époque médiévale, tandis que l’emploi des extraits originaux de Victor Hugo ancre cette adaptation dans une profondeur littéraire rarement atteinte en bande dessinée.
Cet BD, bien que sombre et peut être un peu difficile d’accès, transporte avec succès le lecteur au cœur des mystères et des folies humaines, rappelant le génie de l’œuvre originale tout en offrant une vision personnelle et immersive.
Notre-Dame de Paris par Macdonald est une célébration de l’art graphique qui redonne vie aux chefs-d’œuvre littéraires avec une force rare et une beauté brutale.
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