Adapté du roman Le Duel de Joseph Conrad (publié pour la première fois en aout 1908).
Strasbourg, 19ème siècle. Deux lieutenants de l’armée de Napoléon 1er s’opposent dans un duel qui sera le premier d’une longue série. À chaque rencontre, lors de campagnes militaires, les deux hommes s’opposeront sans raison apparente…
À Strasbourg, en 1800, alors que Bonaparte est sur le point de s’engager dans la seconde campagne d’Italie, les troupes du général Treillard chassent l’ennui en se battant en duel. Après une vive altercation entre Armand d’Hubert et Gabriel Féraud, une lutte de dix années va mettre aux prises deux des plus valeureux soldats. Les deux hommes chercheront à venger leur honneur bafoué.
La bd « Le Duel » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Duel »
J. R. R. Tolkien en BD (3 janvier 1892 / 2 septembre 1973).
J. R. R. Tolkien n’a pas toujours été le vieux professeur d’Oxford peaufinant, pipe en bouche, son oeuvre hors-norme. En 1915, à 23 ans, il part pour le front, avec ses amis de lycée, qu’il aime comme des frères. Ils participent à la Bataille de la Somme qui fera 450.000 morts. L’horreur de la guerre marquera au fer rouge son rapport à l’amitié, à l’amour et à la création.
La bd « Tolkien – Éclairer les ténèbres » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Tolkien – Éclairer les ténèbres »
On croit connaître John Ronald Reuel Tolkien à travers ses œuvres. Ce roman graphique explore la jeunesse de l’auteur du Seigneur des Anneaux et son expérience traumatisante des champs de bataille de la Première Guerre mondiale, qui forgera l’imaginaire de son œuvre littéraire. Willy Duraffourg fait le choix d’un récit resserré sur les années fondatrices, de l’enfance en Afrique du Sud jusqu’aux lendemains de la bataille de la Somme, laissant délibérément dans l’ombre les cinquante années de création qui suivront. C’est un parti pris cohérent : il s’agit moins de biographier l’écrivain que de comprendre d’où vient l’œuvre.
Les scénaristes ont choisi de faire se succéder les épisodes biographiques à raison d’un par page, ou d’un pour deux pages, selon leur importance, ce qui donne à la lecture un rythme agréable. Le récit s’organise autour de trois piliers qui sont aussi les trois grandes sources de la Terre du Milieu : l’amitié, incarnée par le cercle du TCBS, ce club littéraire et poétique fondé avec ses camarades de lycée ; l’amour, à travers la relation avec Edith Bratt ; et la guerre, omniprésente dans la seconde moitié de l’album. La jeunesse de Tolkien ressemble à s’y méprendre à une ébauche du Seigneur des Anneaux.
Le dessin de Giancarlo Caracuzzo est très accessible et relativement fluide, renforcé par le souci de l’exactitude du détail qui peut flatter l’esprit du connaisseur. Les auteurs n’ont pas oublié les petits clins d’œil discrets à l’œuvre emblématique, à commencer par la campagne anglaise de l’enfance qui en a inspiré le cadre. Rien ne manque, pas même les extraits de poèmes de l’auteur disséminés ça et là au fil des pages. Un cahier documentaire en fin d’album recense les influences littéraires et mythologiques de Tolkien, ce qui achève de faire de cet album une introduction rigoureuse à l’homme autant qu’à l’écrivain. Destiné aux amateurs du Seigneur des Anneaux, cet album offre une clé de lecture inattendue : celle d’une œuvre refuge, construite dans les tranchées pour ne pas sombrer.
La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous. Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient. Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux. Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique.
Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre « En cuisine avec Alain Passard » et de « Quai d’Orsay » signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !
Été 2018. Alors qu’une canicule s’abat sur la France, Christophe Blain roule en direction de la Normandie, tandis que sa compagne lui lit à voix haute un article sur le réchauffement climatique.
Pour l’auteur de Gus et de Quai d’Orsay, les conclusions de cette lecture sont un choc. En 2050, la température à Paris flirtera avec les 50 °C… De cette prise de conscience est né ce livre, réalisé en collaboration avec Jean-Marc Jancovici, spécialiste des énergies et du climat.
Le constat de celui-ci est simple et sans appel. Nous vivons dans une société qui a besoin de flux physiques titanesques. Ces flux ne peuvent exister que grâce à « quelque chose » qui joue un rôle essentiel et dont on ne mesure pas toute l’importance : l’énergie. Celle-ci nourrit des machines qui sont devenues le pilier de notre civilisation. Pour autant, l’énergie ne pourra augmenter indéfiniment.
Et par voie de conséquence, l’économie non plus. Que faire, comme disait Lénine ?
La bd « Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique »
Le succès phénoménal du Monde sans fin (Dargaud) ne tient pas au hasard, mais à l’alchimie rare entre l’expertise technique de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici et le génie narratif de Christophe Blain. Loin d’être une simple leçon de thermodynamique, cet ouvrage est un essai graphique d’une pertinence absolue sur notre addiction aux énergies fossiles.
La force de cette BD réside dans ce dialogue permanent entre un Jean-Marc Jancovici pédagogue, à la parole directe, et un Christophe Blain qui se met en scène en « candide » moderne. Cette dialectique humanise des concepts complexes : la croissance infinie et la dérive climatique ne sont plus des statistiques froides, mais deviennent le récit du vertige existentiel de l’homme face à ses limites.
Visuellement, Christophe Blain réalise un tour de force. Son trait nerveux et expressif parvient à rendre palpable l’invisible. La métaphore des « esclaves énergétiques » ou l’analogie avec le costume d’Iron Man ne sont pas de simples gadgets illustratifs, elles incarnent physiquement l’augmentation artificielle de nos capacités. Le dessin transfome des données arides en une épopée sensorielle, portée par une mise en couleur qui évite tout académisme.
Cet album dépasse la vulgarisation pour devenir une œuvre de réflexion citoyenne. C’est une lecture pour comprendre les rouages physiques de notre monde. C’est une véritable BD pédagogique, pas forcément facile à lire (196 pages tout de même) mais avec une note de 4,8/5 pour 3409 avis sur Amazon, elle fait l’unanimité.
D’après le roman de George Orwell publié le 17 aout 1945.
Scénario de Maxe L’Hermenier, adaptation de Thomas Labourot, illustrations de Diego L. Parada Dossier pédagogique de Mia Lazzi.
« Tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ! » Telle est la nouvelle devise de la ferme du Manoir. Voulant se débarrasser de l’homme qui les exploite, les animaux se révoltent et décident de prendre le contrôle. Mais, très vite, une dictature plus cruelle encore s’instaure…
À travers cette fable satirique, George Orwelldénonce le totalitarisme et invite les lecteurs à réfléchir sur la nature humaine.
Un classique à découvrir dans une bande dessinée adaptée aux collégiens !
Les points forts de l’édition « Déclic » en bande dessinée :
LIRE Le texte adapté en bande dessinée. COMPRENDRE Des questionnaires et des activités ludiques pour s’approprier le texte. RETENIR Un dossier complet et accessible pour retenir l’essentiel. PROLONGER Un groupement de textes et des conseils pour compléter la lecture. + ACCOMPAGNER De nombreux compléments numériques pour aider les élèves dans la lecture.
La bd « La Ferme des animaux en bande dessinée » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Ferme des animaux en bande dessinée »
Cette édition scolaire reprend l’adaptation que Maxe L’Hermenier a écrite et que Thomas Labourot a dessinée, sur des couleurs de Diego L. Parada, et l’accompagne d’un dossier pédagogique signé Mia Lazzi. Les animaux d’une ferme anglaise chassent leur maître, proclament l’Animalisme et ses commandements, puis regardent deux cochons, Boule de Neige et Napoléon, se disputer la direction du nouveau régime.
Le pari de Maxe L’Hermenier est d’ouvrir cette fable à des lecteurs de collège sans la désamorcer. Le récit reste fidèle à sa mécanique : la dispute entre les deux cochons, l’éviction du perdant, la réécriture nocturne des règles, l’oubli progressif de ce qui avait été promis. Ce qui change, c’est le traitement de la violence, tenue hors champ ou suggérée, les chiens restant menaçants sans jamais être montrés à l’œuvre. Le choix se défend : les cochons demeurent drôles, presque sympathiques, et le lecteur s’aperçoit plus tard qu’il a ri avec eux.
Thomas Labourot dessine des bêtes rondes et très expressives, dans un registre proche du dessin animé, avec un découpage rapide et lisible. Diego L. Parada répond par des couleurs franches, qui font de la ferme un lieu chaleureux et rendent d’autant plus sensible ce qui s’y détraque. Les scènes d’assemblée, où la parole se confisque peu à peu, sont les mieux tenues.
Le dossier qui suit l’album, questionnaires, groupement de textes et repères, en fait un outil de classe conçu pour la troisième. Une version de collège qui met la violence hors champ sans rien retirer à la logique implacable du récit. À conseiller aux enseignants de français, aux collégiens à partir de la quatrième.
Albums publiés en 1999 aux Editions Jules Tallandier.
Résumé éditeur
Adapté de l’œuvre de coécrite par 28 auteurs dont Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Prêtre de la Croix-en-Brie(écrite entre 1174 et 1250).
La grande « Épopée animale » du Moyen Âge illustrée avec malice et talent par un des dessinateurs les plus attachants du siècle — le créateur de la célèbre « Vache qui rit » — Benjamin Rabier ! Vous retrouverez les aventures cocasses de RENARD le goupil à la cour de NOBLE le lion, avec ses comparses YSENGRIN le loup et CHANTECLAIR le coq. Cet album reprend l’intégrale de l’édition originale du ROMAN DU RENARD parue en 1909 : toutes les illustrations mises en couleur en rendent la lecture encore plus attrayante pour les enfants.
La bd « Le Roman de Renard » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Roman de Renard »
Dans les livres sur l’Âge de pierre, ce sont généralement des hommes que l’on voit chasser, tailler le silex ou dessiner sur les parois d’une grotte. Cependant, la plupart des représentations humaines que nous ont laissé les peuples de l’ère glacière sont des statuettes représentant des femmes. A quel genre de société avons-nous donc réellement affaire ? Et comment en est-on arrivé à la vision androcentrée longtemps dominante de cette période de l’histoire ?
Après des années de recherche, Ulli Lust revient avec une bande dessinée documentaire de grande envergure sur le rôle réel et essentiel des femmes dans les sociétés préhistoriques. En croisant histoire de l’art, archéologie et anthropologie, Ulli Lust dévoile un monde oublié autour des figures féminines archaïques. Un monde où l’empathie a joué un rôle essentiel pour la survie de notre espèce, et dans lequel tout était une affaire collective : femmes, hommes, personnes intersexes et enfants, avaient chacun.e leur rôle bien précis.
Publié en février 2025 en Allemagne, Quand la femme était l’Homme a remporté le prix du livre de non-fiction 2025, une première pour une bande dessinée. Le livre a été unanimement salué dans la presse et ses ventes s’élèvent aujourd’hui à 50 000 exemplaires,soit la plus grosse vente de l’année pour une bande dessinée allemande.
La bd « Quand la femme était l’Homme » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Quand la femme était l’Homme »
Ulli Lust, connue pour ses récits autobiographiques, change de terrain et signe une bande dessinée documentaire sur la place des femmes dans les sociétés préhistoriques. Le point de départ est frappant : dans les livres sur l’âge de pierre, on voit surtout des hommes chasser et peindre les grottes. Or la plupart des figures humaines léguées par les peuples de l’ère glaciaire sont des représentations de femmes. De ce décalage, Ulli Lust tire une longue enquête.
En treize chapitres, elle croise histoire de l’art, archéologie et anthropologie pour interroger la vision masculine que nous avons héritée de la préhistoire. Elle rappelle que des squelettes longtemps classés comme masculins se sont révélés féminins, que la chasse n’était sans doute pas réservée aux hommes, et que la survie du groupe reposait d’abord sur la coopération. Ce sont des thèses discutées, portées avec conviction, mais Ulli Lust prend soin de montrer ses sources et de distinguer ce que l’on sait de ce que l’on suppose.
Le dessin alterne pages de texte illustré et séquences narratives, dans des couleurs douces qui apaisent un sujet parfois aride. Ce va-et-vient entre exposé et récit tient le lecteur en éveil et donne corps à des femmes longtemps restées dans l’ombre.
Lauréate du prix Deutscher Sachbuchpreis 2025 en Allemagne, l’album prouve que la vulgarisation savante a toute sa place en BD. À conseiller aux curieux de préhistoire et d’histoire des sciences.
Très librement adapté des œuvres de Franz Kafka (dont la Métamorphose publiée pour la première fois en octobre 1915).
Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir et incapables de nous révolter quand il nous opprime ?
Tiphaine Rivière s’empare avec humour et intelligence de La Métamorphose de Kafka. À travers la vie des membres d’une famille, à la maison, au lycée et au travail, elle met en scène les mécanismes de domination que Kafka n’a cessé d’explorer : un fils face à son père autoritaire, une mère face à son entreprise, et tous les personnages, en tant que citoyens, face à l’État. Famille, travail, politique : une BD qui nous invite à réfléchir à nos propres mécanismes d’oppression et à nous demander pourquoi il est si difficile de désobéir.
La bd « Kafka, les mécanismes du pouvoir » disponible ici
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Après avoir croqué le monde universitaire dans Carnets de thèse puis relu Bourdieu, Tiphaine Rivière consacre ce copieux roman graphique à Franz Kafka, ou plutôt à ce que son œuvre révèle de nos servitudes ordinaires. Le titre l’annonce sans ambiguïté, il ne s’agit pas d’adapter La Métamorphose, mais de s’en servir comme d’un outil d’analyse. L’autrice pose d’emblée la question qui traverse le livre, pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir et si souvent incapables de nous révolter quand il nous opprime.
Le dispositif imaginé par Tiphaine Rivière fait toute l’originalité de l’ouvrage. Lorsqu’un père autoritaire contraint le professeur de littérature de son fils à donner des cours particuliers gratuits, l’enseignante entame l’étude de La Métamorphose, et le texte de Franz Kafka se met à résonner avec le quotidien de la famille. Les thèmes du récit, l’homme transformé en insecte, la honte, la soumission, éclairent alors les rapports de force à l’œuvre dans le foyer, l’entreprise et la société tout entière. Cette circulation entre l’analyse littéraire et la fiction contemporaine évite l’écueil du cours magistral, chaque situation vécue venant illustrer une intuition kafkaïenne. L’humour, constant, allège une réflexion pourtant exigeante sur l’obéissance et la difficulté de désobéir.
Le dessin de Tiphaine Rivière, rond, expressif et coloré, hérité de sa veine humoristique, sert cette accessibilité. Sa mise en scène des visages et des postures traduit avec justesse les micro-humiliations du quotidien.
L’album s’adresse aux lecteurs curieux de littérature et de sciences sociales, aux enseignants et aux amateurs de bande dessinée engagée.
D’après le roman de James Fenimore Cooper publié en janvier 1826. Le Dernier des Mohicans constitue le deuxième volume du cycle des « Histoires de Bas-de-Cuir ».
Pendant la guerre de Sept Ans, le sang coule dans les forêts du Nord de l’Amérique. Anglais et Français s’affrontent pour la conquête du Nouveau Monde, entraînant les tribus indiennes dans une bataille féroce. Un jeune officier anglais a pour mission de conduire les filles du colonel Munro au fort William-Henry. Trahis par leur guide indien, ils devront leur salut à un chasseur surnommé oeil-de-Faucon, ainsi qu’à un vieux chef indien et son fils. Leur route sera semée d’embûches, car les cruels Hurons crient vengeance.
Ce roman d’aventures emblématique nous transporte au cœur de l’Amérique sauvage, au plus près des Indiens, alors que les États-Unis sont sur le point de naître.
La bd « Le Dernier des Mohicans » disponible ici
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Cet ouvrage réédite dans une collection de beaux livres illustrés l’adaptation que Patrick Prugne consacra au roman de James Fenimore Cooper, paru en 1826 et devenu l’un des classiques de la littérature d’aventures américaine. Deuxième volume du cycle des Histoires de Bas-de-Cuir, le récit se déroule pendant la guerre de Sept Ans, lorsque Anglais et Français s’affrontent pour la domination du Nouveau Monde et entraînent les tribus indiennes dans le conflit.
Le livre relève moins de la bande dessinée classique que du roman illustré. Patrick Prugne condense la trame de James Fenimore Cooper, la mission d’un jeune officier chargé de conduire les filles du colonel Munro au fort William-Henry, leur trahison par un guide et leur sauvetage par le chasseur Œil-de-Faucon et ses compagnons indiens. Le texte, volontairement synthétique, laisse une place prépondérante à l’image. Ce parti pris privilégie l’atmosphère et l’émotion à la densité romanesque, et met en avant ce qui fait la force du modèle, la célébration d’une nature sauvage et la mélancolie d’un monde amérindien voué à disparaître, à l’heure où les États-Unis sont sur le point de naître.
La réussite tient avant tout aux aquarelles de Patrick Prugne. Ses paysages de forêts, ses lumières et ses portraits, tantôt de simples crayonnés, tantôt de vastes scènes peintes, restituent avec sensibilité l’immensité américaine.
Plus qu’une adaptation, un écrin de peinture qui donne envie de rouvrir le roman de James Fenimore Cooper pour en retrouver le souffle.
Natacha est une trentenaire passionnée d’écologie et de développement durable. Totalement novice du numérique, elle décroche, sans trop savoir comment, un nouvel emploi : chef de projet dans une start-up logiciel, à Strasbourg. Avec Florent, son conjoint, elle quitte ainsi la banlieue parisienne et débarque en Alsace pour écrire un nouveau chapitre de sa vie. Néanmoins, malgré toute sa bonne volonté, Nat se sent incomprise et décalée. Alors qu’elle a déjà passé plusieurs mois dans la start up, elle ne se sent toujours pas appartenir à ce monde, d’autant plus qu’elle est encore régulièrement larguée dans son travail quotidien. Se sentant illégitime dans ses missions, elle remet constamment sa carrière en question. Dotée de convictions fortes, elle se sent également isolée philosophiquement. Ses collègues sont passionnés de hautes technologies, de jeux vidéos et de réalité virtuelle, et elle se fait souvent charrier quand elle parle de sa sensibilité au développement durable et de sa volonté de revenir à un mode de vie sobre et inspiré de la nature.
Nat se sent intérieurement écartelée entre ses convictions écologiques et son propre mode de vie. Suite à une grossesse interrompue à cause d’une anomalie génétique, elle comprend qu’elle ne peut pas tout planifier, tout maîtriser et réalise qu’elle doit prendre sa vie en main si elle ne veut pas avoir de regrets. Elle veut donner du sens à sa vie, revenir dans l’Ouest, proche des siens et de ses racines et se reconvertir dans le maraîchage biologique. Ce projet un peu fou l’enthousiasme et lui donne la force d’avancer, décision prise, elle met en œuvre son plan d’action… Ce récit a pour ambition d’aborder des thèmes contemporains majeurs : alors que chaque élément de notre vie semble être parfaitement à sa place, comment prendre le recul nécessaire pour se poser les bonnes questions ? Comment trouver la force d’assumer ses convictions et sa volonté de changer de voie, dans un monde pétri de préjugés et de pressions sociales ? Comment remettre en cause l’ordre établi lorsqu’on n’arrive plus à vivre avec ses propres contradictions ? Sous la forme d’un roman graphique frais et plein d’humour, le lecteur est invité à suivre les différentes étapes qui mèneront finalement le personnage principal à quitter son emploi de cadre pour aller réaliser son rêve de reconversion verte.
La bd « Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une reconversion verte – Parcours initiatique d’une trentenaire en quête de sens »
D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.
Une planète mortelle. Un équipage sacrifié. Un pacte diabolique.
Ils sont tombés dans un terrible piège. Au moment de descendre sur Mars après cinq mois de voyage, les pionniers du programme Genesis découvrent qu’ils ont été envoyés à la mort, et qu’il n’y a aucun espoir de retour sur Terre.
Elle fait un pacte avec le diable en personne. Léonor comprend que leur seule manière d’obtenir un sursis, c’est de négocier un accord avec la diabolique Serena McBee. Si les pionniers acceptent de sauver les apparences à l’écran, la productrice du programme Genesis les aidera à survivre… quelques jours de plus.
Même si le spectacle du siècle devient un effroyable mensonge, il est trop tard pour dire la vérité. Saga romanesque best-seller couronnée de prix et traduite dans plusieurs langues dont l’anglais, Phobos est un thriller de science-fiction en apesanteur, mariant romance spatiale et course pour la survie. Phobos est aujourd’hui adapté en bande dessinée par son maître d’œuvre, Victor Dixen, et par la brillante dessinatrice italienne Maria Francesca Perifano.
La bd « Phobos – Tome 03 – Le Pacte des apparences » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 03 – Le Pacte des apparences »
Troisième volet de l’adaptation dessinée que Victor Dixen tire de sa propre saga de science-fiction, Le Pacte des apparences marque un tournant à double titre. Le récit fait basculer les prétendants du programme Genesis dans l’horreur, puisque au terme de cinq mois de voyage, à l’approche de Mars, ils découvrent qu’ils ont été envoyés à la mort, sans retour possible. Ce tome voit aussi le dessin passer aux mains de Maria Francesca Perifano, qui succède au trait de l’album précédent.
Le titre résume l’enjeu moral du volume. Léonor, l’héroïne, comprend que la seule survie possible passe par un marché avec Serena McBee, la productrice qui a orchestré le mensonge. En échange de quelques jours de sursis, les pionniers doivent continuer à jouer la comédie devant les caméras, à sauver les apparences d’un spectacle mondial devenu piège. Victor Dixen délaisse ici l’action pour un affrontement plus feutré, presque théâtral, où la négociation remplace la course et où chaque réplique devient une arme. Ce huis clos sous surveillance approfondit la réflexion de la saga sur le mensonge médiatique et la dignité que l’on monnaie.
Maria Francesca Perifano imprime au récit une ligne plus nette et des visages très expressifs, particulièrement adaptés à ces scènes de tension contenue où tout se joue dans les regards. Sa mise en couleurs conserve les contrastes chauds et froids chers à la série, entre la lumière artificielle des studios et le vide glacé de l’espace, tandis que les cadrages resserrés traduisent l’enfermement croissant des personnages.
Victor Dixen et Maria Francesca Perifano signent un chapitre plus sombre, tout entier tendu vers son dénouement.
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